Nouveaux livresBien communiquer avec vos interlocuteurs russes - Cercle Kondratieff
Retrouvez toutes les nouveautés de nos amis Arépiens ! Bien communiquer avec vos interlocuteurs russes par le Cercle Kondratieff
Ecrit grâce à la contribution de nombreux membres du Cercle Kondratieff (Anna Tchoub - Nathalie Lazuech - Nathalie Lorrain - Alain Fromental - Evgueny Stradzé - Gueorgui Akopov - Jean Louis Truel - Laurent Wyart - Marc Dolso - Valéry Kojevnikov – Valéry Krylov - Gérard Lutique), ce premier tome d'une trilogie à venir est un outil indispensable pour mieux appréhender les écueils de l'interculturel dans le monde des affaires avec la Russie. Avec une introduction de Monsieur Ivan Prostakov, Chef de la Délégation Economique et Commerciale de la Russie en France, cet ouvrage permet dans un premier temps de comprendre et d'utiliser les fondements culturels russes. Néanmoins, il convient également de savoir communiquer dans les relations d'affaires avec la Russie qui fait partie des marchés comme la Chine ou le Moyen-Orient, pour lesquels la qualité de la relation personnelle avec son partenaire est la condition clé d’une relation professionnelle réussie. Ainsi, intégrer à la relation d’affaires les fondements culturels russes » permettra d’être reconnu comme un connaisseur des valeurs qui « comptent » pour ses interlocuteurs russes. Il s’agit de ne plus être l’étranger lambda ignorant les innombrables spécificités de la planète Russie pour devenir « Nash tcheloviek », c'est-à-dire « Un des nôtres ». Editions Afnor Prix : 16,20€ Pour télécharger un bon de commande, cliquez ici Pratiques de la communication dans les relations d’affaires Aux sources de l’émigration russe blanche : Gallipoli, Lemnos, Bizerte (1920-1921) de Nicolas Ross
Du 14 au 22 novembre 1920, environ 150 000 Russes blancs, dont 100 000 militaires, prennent place à bord de 126 navires, dont des bâtiments français stationnés en mer Noire sous le commandement de l'amiral Dumesnil. La France, fidèle à ses alliances d'avant guerre, soutient la contre-révolution. Des camps de fortune sont dressés dans l'île grecque de Lemnos, à Bizerte en Tunisie et dans la péninsule de Gallipoli. Toutes les couches sociales sont là, avec leurs inégalités, leurs rivalités... et leurs points communs : l'extrême dénuement et l'espoir d'un retour prochain au pays. Mais ce retour se fait attendre. À Lemnos, Bizerte ou Gallipoli, la vie s’organise dans des conditions très difficiles. Tout manque: nourriture, vêtements, logements, moyens de transport. Avec le soutien des alliés, de diverses associations, la Croix-Rouge en particulier, ces villes deviennent de véritables colonies russes avec des civils et des militaires: des écoles se créent, et 3 000 enfants seront ainsi scolarisés; la vie religieuse reprend sous l’impulsion de plusieurs membres du clergé orthodoxe, qui, à l’image de l’archiprêtre Georges Spasski à Bizerte ont laissé leur puissante empreinte; des églises ont été construites avec des moyens rudimentaires, et les fêtes religieuses constituent des moments solennels qui associent souvent les populations autochtones. Après l’évacuation de Crimée et sous l’impulsion de chefs militaires de grande qualité, l’armée russe se réorganise dans le même but: délivrer le pays du pouvoir bolchevik. À Constantinople, le général Wrangel crée un conseil russe destiné à coordonner l’action politique avec, à la clé, le retour au pays. À partir de 1921, et en raison de la pression internationale, les camps sont évacués et les hommes dispersés dans les Balkans (Serbie, Bulgarie, Roumanie, etc.), puis vers les pays occidentaux qui offraient de meilleures conditions de vie et de travail aux émigrés. Les anciens combattants blancs, puis leurs descendants, vont constituer le noyau de l’émigration russe dans tous les pays de sa diaspora et tout particulièrement en France. Ils vont pour une large part inspirer les valeurs qui lui permettront de survivre pendant plusieurs générations. Ainsi, cette émigration s’installe dans la durée et des organisations d’anciens militaires voient le jour: l’Union générale des combattants russes (ROVS), l’Union des anciens de Gallipoli, etc. Il y a eu en France d’assez nombreux ouvrages consacrés à l’émigration russe, souvent de qualité. Quelques livres, assez rares, ont traité de la guerre civile russe en accordant aux blancs la place qu’ils y méritaient. Il n’existe cependant pas d’ouvrage qui se proposerait de raconter et d’expliciter en priorité l’épopée des blancs, fondatrice de la conscience collective de l’émigration blanche. Axe et pivot du livre de Nicolas Ross, l’évacuation exemplaire de Crimée, en novembre 1920, des 150 000 compagnons de lutte du général Wrangel apparaît moins à l’auteur comme l’aboutissement de l’achèvement d’une époque, que comme le sauvetage de dernière heure de ce qui constituait dans le passé et sera appelé à constituer dans l’avenir l’essence même de la Russie : sa culture ouverte et pluraliste et son patriotisme fondé sur d’authentiques valeurs spirituelles. Le livre de Nicolas Ross à pour principal objectif de participer à la construction d’une image plus juste du passé de la Russie et de ceux de ses acteurs qui, au prix de leur vie ou de la perte tragique de leur pays, osèrent rester fidèles aux valeurs qui constituent la plus large part des fondements de l’histoire millénaire de leur patrie. Fondé sur des sources mal connues en France et illustré de photos largement inédites, cet ouvrage présente d’une manière vivante et sûre le combat et l’exode fondateur de la Russie blanche. Editions des Syrtes - 192 pages - 15€ Le cahier rouge de Marina Tsvetaeva
Le Cahier rouge est un objet emblématique, parce que l'un des seuls témoins scripturaux laissé en France et écrit en grande partie en français. C'est une saisissante chronique poétique des années 1932-1933 dont le contenu est certes disparate mais présente aux lecteurs les prémices d'oeuvres majeures. Il contient l'essai Poésie épique et lyrique de la Russie contemporaine, réflexion sur l'art de Maïakovsky et de Pasternak, et sur la relation du poète au pouvoir ; deux versions de sa Lettre à l'Amazone, incursion dans une problématique très téméraire à l'époque : le saphisme, très présent dans l'oeuvre de Tsvetaeva. Enfin, il rassemble les brouillons du Gars, un poème-conte que Tsvetaeva a composé en russe puis traduit en français. Le Cahier rouge complète Les Carnets (2008). Tandis que le matériau autobiographique circonscrit la vie intime de Tsvetaeva, les brouillons nous ouvrent son laboratoire d'écriture. Cette publication s'inscrit dans un projet plus vaste des Editions des Syrtes : mettre à la disposition du lecteur français l'ensemble de l'oeuvre diaristique et épistolaire de Tsvetaeva. Editions des Syrtes - 448 pages - 23€
Journal, 1918-1920 de Nelly Ptachkina
Le Journal est composé de trois cahiers : Moscou (janvier-mars 1918), Kiev (1918-1919) et Kiev-Paris (février 1919-février 1920). Mue par la nécessité d'une introspection, Nelly utilise ses notes pour rédiger de véritables "rapports" sur son état intérieur face aux complexes bouleversements historiques. Ce document restitue les particularités du tournant culturel des années 1920. Il apporte des renseignement sur l'éducation des jeunes filles, la vie quotidienne, les rapports familiaux, la question féminine, les inégalités sociales. D'une maturité peu commune, Nelly pense tout d'abord que la révolution bolchévique est accident dont sa patrie sortira régénérée. L'émigration lui apparaît comme une démission. Mais l'idée se fera jour peu à peu, surtout lorsqu'elle devient témoin des pogroms qui déchirent l'Ukraine. Face à cette explosion de violence, elle mentionne ses origines juives, remarque l'antisémitisme ambiant et commence à éprouver du dégoût vis-à-vis du pays qui a nourri cette forme de rejet de l'autre. L'émigration devient salutaire. Images vues comme à travers le trou de la serrure, ce journal est une contribution majeure à l'élaboration d'une micro-histoire subjective des violences du XXème siècle. Editions des Syrtes - 288 pages - 23€
J'ai vécu la fin de la Russie impériale dans l'entourage du tsar - Mémoires 1911-1920 de Georges Chavelsky, traduits du russe par André Donzeau
"Sa juste vision des événements et de leurs acteurs, sa connaissance des hommes, sa lucidité, font de ses Mémoires une oeuvre historique majeure, affirme son traducteur. Rien n'échappe à cet observateur à ce travailleur infatigable : les nombreux paradoxes de la Russie prérévolutionnaire ; l'incroyable incurie des officiers, prêts à mourir pour la Russie, mais non pas à s'instruire pour remporter la victoire ; l'esprit d'entreprise le plus brillant coexistant au plus haut niveau avec un mysticisme malsain ; la sénilité ou la fourberie des dirigeants de l'Eglise ; l'invraisemblable aveuglement du tsar, incapable de s'entourer de sages conseillers et totalement dominé par son épouse ; la maladie du tsarévitch Alexis et la toute-puissance du sinistre Raspoutine." Avec d'autres, le père Georges Chavelsky tint à alerter l'empereur de vive voix sur ces dysfonctionnements de l'Etat. Durant la guerre civile qui suivit la révolution, il tenta encore de réformer l'Eglise de Russie. Mais il dut se résigner à l'exil en Bulgarie. C'est là qu'il mit un point final à ses Mémoires, rédigés pour l'essentiel en 1919-1920. Ce texte, inédit en français, puis publié en russe aux Etats-Unis en 1954, et unanimement salué par la presse russophone américaine. Son traducteur, André Donzeau, d'origine russe, à la fois officier de l'armée française et titulaire d'une maîtrise de traduction littéraire, a découvert les Mémoires du père Chalevsky au cours de ses études. Editions Singulères, 723 pages, 25€ www.editions-singulieres.fr En vente aux Editeurs Réunis : 11, rue de la Montagne Sainte-Geneviève - 75005 Paris www.editeurs-reunis.fr
Alexandre Soljenitsyne, le courage d'écrire sous la direction de Georges Nivat
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Les 30 ans de l'AREP à Hôtel de Ville de Paris 15 octobre 2010
Notre Actualité |
Le 22
novembre 1920, deux vapeurs russes, le Kherson et le
Rion,
commencent à débarquer les premiers contingents de l’armée du général Wrangel
évacuée de Crimée, dans le port de la petite ville de Gallipoli, située à
l’entrée la mer de Marmara. Cet épisode, à première vue insignifiant dans la
perspective de la « grande histoire », fut, peut-être plus qu’aucun autre,
l’événement fondateur des 90 années d’existence des Russes blancs en exil. Bien
sûr, ils ne viennent pas tous de Crimée, ils ne séjournent pas tous à Gallipoli
et ils sont loin d’avoir tous été des militaires. Mais quelque chose d’essentiel
et de durable se cristallise au camp de Gallipoli.
Le 25 juillet 1920, Nelly Ptachkina tombait dans la cascade du Dard, au pied du Mont Blanc. Elle avait 17 ans et laissait un journal, édité par sa mère en Russie dans les années 20.
Proche du pouvoir comme haut dignitaire ecclésiastique et aumônier général des armées, Georges Chaveslky (1871-1951) a côtoyé quotidiennement le tsar Nicolas II, de 1915 à la fin, en 1917. Issu de la Russie profonde, il était parvenu à ce poste prestigieux après des longues études et grâce à ses hautes qualité.

